jeudi 29 janvier 2015

Dans le tiroir secret du clown


Dans le tiroir secret du clown
Il y a
Une larme abandonnée que le cirque lui a retiré
dans le tiroir secret du clown
Il y a
De la peinture blanche pour un visage de revanche
Un nez rouge obligatoire
Qui lui fait crier victoire
Un chapeau multicolore
Qu'il porte comme une auréole
De grosses chaussures voyantes
donnant des coups quand ça leur chante
Des cartes postales d'enfants
trés heureux d'échapper aux rangs
des bretelles de pantalon
où se dessine des papillons
quelques objets du passé
qu'il ne va pas tarder à jeter
Car le rire l'a emporté
Le clown fait ce qui lui plait!

Pauvre petit carré un peu tordu!


Prisonnière ,la femme au pauvre petit cerveau carré un peu tordu demande à une magicienne de changer sa forme et de l'arrondir!
Ainsi le cerveau de la femme comme une bulle légère s'envolerait ! Ce serait un soleil brillant,où un nuage éclatant en fines gouttelettes de pluie rafraichissantes où bien encore une lune propice aux rèves!
Effaçant ainsi du cerveau carré les angles trop égaux et logiques elle ferait du cerveau de la femme juste une bulle légère,légère!

Marjorie.


à 7h30 du matin le réveil sonne chez Marjorie. Celle çi émet tout d'abord un grognement sourd et se retourne sous sa couette. Elle est bien et n'a pas du tout envie de sortir du lit.
A la seconde sonnerie,Marjorie balance péniblement son bras vers son portable qu'elle trouve enfin enfoui sous un livre ,elle l'insulte et stoppe la sonnerie "oui je sais... Il faut que ... pffffffffff!"
Marjorie appelle d'abord son chat derrière la porte de sa chambre entrouverte "il roucoule"  me dit elle d'un air amusé! la porte s'ouvre et là... instant privilégié pour Marjorie !Elle observe son animal avec douceur et le caresse un long moment. Lui après avoir étendu ses pattes et baillé comme sa maitresse lui donne des petits coups de griffes pour la réveiller tout à fait. Il la regarde droit dans les yeux et elle fond mais finit quand même par rejoindre sa cuisine afin de préparer ses toasts chauds pour son repas privilégié de la journée.
Marjorie ne se pressera pas plus aujourd'hui que les autres jours et puis elle n'a pas d'horaires imposés dans son boulot!
La recherche peut attendre encore un peu se dit elle et si je suis en retard ce ne sera pas la fin du monde! telle est la philosophie de Marjorie!

Quelqu'un !


Quelqu'un est perdu dans le brouillard
Quelqu'un crie de solitude
Quelqu'un se réveille à nouveau
Quelqu'un encourage quelqu'un
Quelqu'un partage
Quelqu'un s'envole
Quelqu'un comprend
Quelqu'un s'accroche
à quelqu'un
Ce "quelqu'un" n'est pas rien
On dit bien:"ça c'est quelqu'un"
Quelqu'un de bien...

mercredi 28 janvier 2015

Dans le tiroir secret de l'horloger...


Dans le tiroir secret de l’horloger, il y a deux aiguilles cassées qu’il n’a jamais eu le temps de réparer.
Dans le tiroir secret de l’horloger, il y a une horloge de la mélancolie, une horloge des vieux rêves oubliés, une horloge des regrets enterrés.
Dans le tiroir secret de l’horloger, il y a des secondes, des minutes, des heures, des jours, des semaines, des mois, des années... Des siècles, peut-être.
Dans le tiroir secret de l’horloger, il y a cette constation amère du temps qui passe, et du temps perdu. Du temps qui s’écoule. Du temps qui nous court après. Puis nous qui finissons par lui courir derrière.
Dans le tiroir secret de l’horloger, il y a « tic » et il y a « tac » qui jouent à trap-trap avec les aiguilles de l’horloge du Temps. Car qui, mieux que l’horloger sait que le temps passe vite, bien plus vite que l’on ne le s’imagine ?

lundi 26 janvier 2015

Lettre au père Noël


C’est vrai, cher papa Noel quand j’ai reçu ta carte hier j’ai eu une grande surprise : je ne te voyais pas comme me le montrait dans la carte, vu ton âge, danser avec une dame qui elle aussi avait une grande robe rouge ! Leur mouvement tourbillonnant sur des patins à glace se passait sous une pluie d’étoiles émerveillées. C’était magnifique ! Comment te dire ? J’ai été ému. Tu le sais bien : il y a des cadeaux qui ne peuvent se regarder que bien caché à l’abri dans le secret.

Ce sont les cadeaux de la caverne d’Ali Baba et c’était un instant comme si j’en avais trouvé le sésame. (Cela m’enchante et m’étonne encore aujourd’hui) Je crois que jamais, je n’en comprendrai la formule magique, mais, vois tu je la dis encore avec ferveur en pensant à toi. Un instant on se prend à rêver. Il existe un pouvoir qui transforme notre vie, qui nous permet de passer de la citrouille au carrosse, de cendrillon souillon mal aimée à l’éblouissant destin d’une princesse adorée. Les douze coups de minuit peuvent bien sonner maintenant. Je sais que tout est réversible et même éphémère, mais je sais aussi maintenant que le monde et nos vies sont plus vastes que ce qu’elles peuvent bien nous donner à voir et à entendre.

Voilà, cette carte est bien arrivée à propos. Bientôt le solstice d’hivers inversera la courbure des jours et celle du temps. L’ombre ne dévorera plus la lumière et chaque jour sera un peu plus long. Voilà, c’est cela la danse, la lumière et son indicible secret : elle nous garde les yeux ouverts dans l’exacte lucidité du chemin si doux que nous passons ensemble.



Portrait d’une voisine (de table)


Je vais vous donner quelques fleurs qui poussent dans ma vie. Elles grandissent dans les jardins du temps. Le mien, le seul que je comprends. C’est jeudi matin : Souvent, il fait beau. C’est le jour du marché. Je me réveille et je sais que ça y est : La vie est là ! Tout : les mots, les couleurs, la douceur des étoffes, la bonne odeur du pain ! Le cœur content je descends dans la rue. Mon pas est léger et ma main serre secrètement mon porte monnaie. Voilà, je vais vous dire, je suis à la recherche d’un trésor. Ne me demandez pas lequel ! Moi-même, je ne le sais pas ! Cela remonte il y a si longtemps. Je ne peux en parler.
Ce que je sais, c’est que rien n’est plus doux que ces visages aimables, rien n’est plus vrai que ces moment à moi, rien n’est plus bon que l’odeur du pain chaud. Quand je l’achète là bas chez mon boulanger préféré, je suis sûr qu’il est bon. Bon de ses farines bio, bon d’être rompu et partagé, bon comme ces moments uniques.
Pour les fleurs, c’est autre chose. J’ose à peine en parler. Elles le font si bien sans nous ! Leurs mots sont les couleurs et leurs phrases un parfum. Je les ramène chez moi et cela me suffit. Elles sont présentes pendant de longues journées. Voilà, ce sont les fleurs qui poussent dans ma vie…..