Hourra! Il a trouvé l'adresse, il entendait sa voix lui murmurer"viens ici, viens ici"
"Pourquoi est elle venue ici , dans ce quartier de bobos, ce n'est pas son style à ma Flora! Ma Flora bien aimée, ma Flora qui s'est sauvée un matin après notre petit déjeuner, j'avais beurré ses tartines et chauffé son café et pourtant elle s'est sauvée."
Son amour est encore si vif qu'il a rassemblé toutes sortes d'indices et a fini par la retrouver, son aimée.
Avant d'aller à sa rencontre, il doit se préparer pour se montrer à son avantage. Il pousse les fauteuils pour mieux se voir dans la grande glace du salon, il se coiffe avec soin, trace une raie de côté dans sa chevelure ébouriffée, fixe l'épi récalcitrant à la gomina, met sa chemise blanche du dimanche, repasse le pli de son pantalon, revêt un gilet à fleurs et entreprend une étude d'attitudes adéquates pour présenter le bouquet acheté le matin au fleuriste du coin. Il le tient serré contre sa poitrine, se cache le visage dans le feuillage, le laisse prolonger son bras décontracté, le cache derrière son dos. C'est ça, derrière le dos pour faire une surprise à Flora, il le dévoilera en lui ouvrant les bras, et là, elle lui sautera au cou, ils s'enlaceront et disparaitront .....où? dans une chambre au fond, elle a bien une chambre ma Flora, une chambre pour nos ébats.
Il est prêt, il arrive à la hauteur du 13 rue des amours,repère la baie au rideaux bleus comme chez eux, il monte les escaliers quatre à quatre, reprend son souffle, ajuste ses lunettes, s'asperge d'eau de toilette et sonne:"Vite, vite, viens ma bien aimée!"
La porte s'ouvre en effet mais stupeur pas de Flora mais une grosse mama qui l'étreint sur ses seins. Il se dégage, traverse l'appartement, saute par la fenêtre, tombe dans les rhododendrons et court comme un dératé à la recherche d'une autre aimée. Et oui, les fleurs c'est cher, on ne va pas gaspiller.
lundi 3 mars 2014
L'homme de plumes
Dans une forêt , un homme de plumes se baladait. L'hiver approchait et il vantait ses qualités aux animaux à la recherche de terriers:
"Venez chercher sur moi un peu de duvet d'oie, il vous tiendra chaud pendant les jours glacés qui approchent. servez vous sur mes bras, à cet endroit, il repousse rapidement et ne manquera pas. Je suis parfaitement isotherme, mon corps a toujours chaud. Vous pouvez toucher là dessous et puis c'est doux, au lieu de creuser la terre boueuse et vous salir les pattes, venez plutôt vous blottir contre moi, vous serez bien et on tissera des liens. Je suis imperméable aussi, regardez, les gouttes coulent de ma tête emplumée à mes pieds de plumage sans pénétrer cette enveloppe irisée. Je peux profiter de la fraîcheur sans me mouiller et on ne voit pas quand j'ai pleuré. Un petit coup de vent! Admirez alors le joli mouvement qui m'enveloppe, on dirait un voile léger qui peut vous emporter pour rêver. Avant de vous décider, laissez vous subjuguer par mes couleurs, la nature m'a paré des plumes de tous les volatiles,commencez par ma tête noire et blanche de pie puis parcourez mon corps rutilant de perroquet. Oui, j'ai malheureusement hérité de plumes agressives aux pieds tel un coq de basse cour mais c'est utile pour progresser sur les chemins caillouteux et ne vous attardez pas sur ce point déplaisant, venez plutôt ressentir quelques chatouilles le long de mon dos, là, tout près de mon collier de tourterelle. Vous pouvez aussi vous lover dans mes multiples ailes. Et je ne vous parle pas de la possibilité d'écarter les barbilles pour admirer le paysage, tout de même plus agréable que le noir perpétuel des galeries souterraines! Un seul problème, c'est le renard . Le voilà! Montez à bord, on s'en va, loin là bas, on verra des pays où il fait chaud et on évitera les contrées où on fabrique des cages à oiseaux.
"Venez chercher sur moi un peu de duvet d'oie, il vous tiendra chaud pendant les jours glacés qui approchent. servez vous sur mes bras, à cet endroit, il repousse rapidement et ne manquera pas. Je suis parfaitement isotherme, mon corps a toujours chaud. Vous pouvez toucher là dessous et puis c'est doux, au lieu de creuser la terre boueuse et vous salir les pattes, venez plutôt vous blottir contre moi, vous serez bien et on tissera des liens. Je suis imperméable aussi, regardez, les gouttes coulent de ma tête emplumée à mes pieds de plumage sans pénétrer cette enveloppe irisée. Je peux profiter de la fraîcheur sans me mouiller et on ne voit pas quand j'ai pleuré. Un petit coup de vent! Admirez alors le joli mouvement qui m'enveloppe, on dirait un voile léger qui peut vous emporter pour rêver. Avant de vous décider, laissez vous subjuguer par mes couleurs, la nature m'a paré des plumes de tous les volatiles,commencez par ma tête noire et blanche de pie puis parcourez mon corps rutilant de perroquet. Oui, j'ai malheureusement hérité de plumes agressives aux pieds tel un coq de basse cour mais c'est utile pour progresser sur les chemins caillouteux et ne vous attardez pas sur ce point déplaisant, venez plutôt ressentir quelques chatouilles le long de mon dos, là, tout près de mon collier de tourterelle. Vous pouvez aussi vous lover dans mes multiples ailes. Et je ne vous parle pas de la possibilité d'écarter les barbilles pour admirer le paysage, tout de même plus agréable que le noir perpétuel des galeries souterraines! Un seul problème, c'est le renard . Le voilà! Montez à bord, on s'en va, loin là bas, on verra des pays où il fait chaud et on évitera les contrées où on fabrique des cages à oiseaux.
jeudi 13 février 2014
En ce temps-là
En ce temps-là, j'étais dans mon adolescence
J'avais quinze ans et des coups de cafard insondables
J'étais rêveuse et rieuse
J'étais tout de noir vêtue et désespérée
Et je n'avais pour tout horizon que la porte du lycée
Car mon père ne plaisantait pas avec la réussite des études
Que mon frère avait complètement ratées
Et mes cousins réussies brillament
Et j'étais déjà le désespoir de mes parents
Que je ne savais pas satisfaire, ni contenter, ni cajoler
Le Kremlin était le point de mire de mon père
Avec les espoirs qu'éveillaient en lui les professions de foi marxistes
Et l'or des puissants rendu enfin au peuple
Un vieux militant dînait souvent à notre table
J'avais moi aussi un idéal de société parfaite
Et je distribuais parfois L'Huma, le dimanche matin, sur le marché
Puis, tout à coup un ange blond s'abattit sur moi
Et mes mains se tendirent vers lui irrésistiblement
Et ceci, c'était le choc fracassant
Du dernier soupir de l'enfance et
Du lendemain qui chantera dans les bras d'un homme, de l'oubli de tout
dans l'extase du sable chaud
Et de la mer.
Marche si tu es fatigué
La mer allait se retirer. Pour quelques heures le passage serait découvert. Il a mis ses bottes, son ciré, dans l'aube il scrute les rochers qui surgissent un à un de l'eau grise. La lumière est verte comme les algues qui tapissent la côte. Il fallait y aller, après ce serait trop tard.
Il s'engage, seul, glissant un peu sur les galets mouillés, les yeux pleins de larmes, de sel, de brume. Là-bas l'ile se découvre. L'ile où il avait laissé son enfance, il y a maintenant longtemps.
Il veut revoir cet endroit où son père l'avait emmené en barque pour une simple partie de pêche, et n'était jamais revenu. Il veut revoir cet endroit où il a attendu et dormi, trois jours et deux nuits lui a -t- on dit, auprès du corps de l'homme qui s'était abattu d'un coup, sans que l'enfant qu'il était puisse comprendre ce qui se passait.
Il veut oublier la suite, l'arrivée des bateaux, des secours, l'affolement des gens qui le séparaient de force du corps de son père, l'emmenaient à l'hopital où il était resté longtemps.
Il veut juste revoir l'endroit, les pierres, l'âme de son père qui y est forcément demeurée. Il avance.
La route est longue, longue, longue, marche si tu es fatigué.
bifurcation après rencontre
Depuis plusieurs années, je me rendais en vacances dans le nord de la France, au coeur d'une sombre forêt. Dans une clairière, j'avais découvert un manoir, j' en poussais régulièrement la lourde porte pour admirer le mobilier et je repartais en cherchant les essences qui avaient servi aux ébénistes de l'époque.
J'effectuais cette visite instructive tous les jours de la semaine excepté le dimanche réservé à la visite de ma grand tante. Nos conversations tournaient tout de même autour des arbres et de ce bois qui m'attirait. Rien d'extraordinaire, qui n'a pas le souvenir de l'odeur de brou de noix ou de meubles cirés. Mais un dimanche où grand tante s'était rendue chez une amie, mes pas me conduisirent à la vieille bâtisse. J'avais à peine tourné la clef dans la serrure que j'aperçus un rayon de lumière inhabituel, il descendait du plafond sans aucune source d'éclairage depuis longtemps. Il baignait de sa clarté une jeune fille blonde, courbée au-dessus de la table, l'oreille collée au rebord ciré. Le regard absent, elle semblait écouter le coeur du bois. Je me réjouissais déjà de rencontrer une charmante personne animée de la même passion que moi. Je m'approchai pour me présenter et prendre connaissance et là, dans un nuage bleuté, elle disparut. Ma nuit suivante fut fort agitée. Je revins le lendemain, le surlendemain toujours à dix huit heures et toujours le même scénario. Un soir, j'attendis son départ et je collais à mon tour l'oreille sur la table. Rien. Je décidai que le septième jour serait le dernier, c'est ce soir là qu'elle choisit pour occuper l'autre bout de la table et m'inviter à prendre sa place.Ce que je fis. Elle attendit un moment puis éclata de rire:"Que croyiez vous donc, ce sont des charançons!!!j'aime leurs chansons!Quel travail admirable! Vous ne trouvez pas pendant des générations! Dans quelque temps ,il n'y aura plus de table mais d'ici là vous m'aurez rejoint dans le royaume des ombres!!"
Je pris congé et me suis intéressé au mobilier plastifié!
J'effectuais cette visite instructive tous les jours de la semaine excepté le dimanche réservé à la visite de ma grand tante. Nos conversations tournaient tout de même autour des arbres et de ce bois qui m'attirait. Rien d'extraordinaire, qui n'a pas le souvenir de l'odeur de brou de noix ou de meubles cirés. Mais un dimanche où grand tante s'était rendue chez une amie, mes pas me conduisirent à la vieille bâtisse. J'avais à peine tourné la clef dans la serrure que j'aperçus un rayon de lumière inhabituel, il descendait du plafond sans aucune source d'éclairage depuis longtemps. Il baignait de sa clarté une jeune fille blonde, courbée au-dessus de la table, l'oreille collée au rebord ciré. Le regard absent, elle semblait écouter le coeur du bois. Je me réjouissais déjà de rencontrer une charmante personne animée de la même passion que moi. Je m'approchai pour me présenter et prendre connaissance et là, dans un nuage bleuté, elle disparut. Ma nuit suivante fut fort agitée. Je revins le lendemain, le surlendemain toujours à dix huit heures et toujours le même scénario. Un soir, j'attendis son départ et je collais à mon tour l'oreille sur la table. Rien. Je décidai que le septième jour serait le dernier, c'est ce soir là qu'elle choisit pour occuper l'autre bout de la table et m'inviter à prendre sa place.Ce que je fis. Elle attendit un moment puis éclata de rire:"Que croyiez vous donc, ce sont des charançons!!!j'aime leurs chansons!Quel travail admirable! Vous ne trouvez pas pendant des générations! Dans quelque temps ,il n'y aura plus de table mais d'ici là vous m'aurez rejoint dans le royaume des ombres!!"
Je pris congé et me suis intéressé au mobilier plastifié!
lundi 3 février 2014
En retard comme toujours, un début de semaine chaotique, les cours, la fatigue, le train-train quotidien qui revient, le stress qui monte en vue des épreuves communes. Les profs, les amis, les disputes, les rires, les réconciliations. J'écris...un bruit de téléphone... Que dire, qu'écrire ? Je commence à rentrer dans ma bulle. Je regarde les autres, pensives, réfléchies, concentrées. Jacqueline qui nous observe, Patrick qui médite ses propositions sur son classeur. Moi qui n'ai rien à dire, mais le bruit du stylo qui me rappelle à l'ordre : "Écrire !" . Le bruit de la réflexion, le bruit du silence, me font bourdonner les oreilles... Huguette qui écrit, une fois lancée, c'est comme une fusée : on ne peut plus l'arrêter ! Marie-Pierre, qui rit, qu'a-elle encore écrit ? Toutes semblent écrire... sauf moi... Le reste s'en va... j'oublie tout... enfin j'essaie, je suis dans cette pièce, la tête collée sur la feuille, enfin le regard scotché sur mon texte, qui ne ressemble encore à rien. Une dernière pensée à mes amis : Mel, Suz, Emma, Rachel, Kenzo, Tristan, les autres... Les disputes, les taquineries, les délires et fou-rires... Le portable qui sonne, les sms, les textos... Les devoirs... La note pourrie en physique, oh pétard ! L'appareil flambant neuf cassé; je précise... il reste 4 minutes ! L'anniv' qui termine en bataille de bouffe, tout ranger, le week-end qui passe, et qui s'achève. Voir la semaine devant soi, la redouter, les contrôles... Ne pas le vouloir, mais le devoir...Peur de l'inconnu, peur de l'imprévu ! Mais tant pis ! J'écris... l'écriture me prends dans ses filets... Francine qui réfléchit, Florence qui est à deux doigts de casser son stylo tellement elle écrit vite... Le temps c'est bizarre, y a deux secondes il restait deux minutes, maintenant plus que une, ! Non mais je rêve, oh ! Malheureusement non...J'écris un bloc... mais j'écris... Plus rien n'existe, les soucis s'envolent, je suis dans mon monde. Qu'il est bon d'y être ! J'écris maintenant, ma bulle s'en va, elle s'envole à travers le ciel... Quand sur Terre va-elle revenir ?
Christina
Christina
Imagine... une pluie de lunes
Je me suis toujours demandée si la pluie de Lune existait...Et toi ? Imagines qu'un nuage gros, gris et menaçant flottait au-dessus de ta tête... Ta première réaction serait de courir, de fuir, de partir... Non ?
Et si tu t'arrêtais pour laisser ces petites Lunes tomber sur toi. Imagines que ces petites Lunes, représenterait pour chacune d’entre elles, un petit bonheur de la vie. Laquelle choisirais-tu en premier ? Moi... aucune, enfin... je ne saurais pas me décider... Je resterais juste sous ce nuage , me laissant arroser par elles, sourire, les contempler, les admirer... Et imagines que dans chacune d'entre elles il y a un monde, un monde qui te plaît, et ne correspond qu'à toi. Que dans chacune d'entre elles, il y ai un rêve qui te hante depuis des années... Un rêve qui tu n'as jamais osé réaliser, que tu n'as jamais osé t'avouer... Imagines...
Je sais désormais, que tous les matins je me lèverais avec ce petit nuage et sa pluie de Lune en tête, sourirait, me demandant quel bonheur je vais vivre aujourd'hui... et surtout me dire, combien la vie est belle !
Christina
Et si tu t'arrêtais pour laisser ces petites Lunes tomber sur toi. Imagines que ces petites Lunes, représenterait pour chacune d’entre elles, un petit bonheur de la vie. Laquelle choisirais-tu en premier ? Moi... aucune, enfin... je ne saurais pas me décider... Je resterais juste sous ce nuage , me laissant arroser par elles, sourire, les contempler, les admirer... Et imagines que dans chacune d'entre elles il y a un monde, un monde qui te plaît, et ne correspond qu'à toi. Que dans chacune d'entre elles, il y ai un rêve qui te hante depuis des années... Un rêve qui tu n'as jamais osé réaliser, que tu n'as jamais osé t'avouer... Imagines...
Je sais désormais, que tous les matins je me lèverais avec ce petit nuage et sa pluie de Lune en tête, sourirait, me demandant quel bonheur je vais vivre aujourd'hui... et surtout me dire, combien la vie est belle !
Christina
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