mardi 31 décembre 2013

Les chambres où j'ai dormi

Dans la chambre de l'hôpital. Dans une chambre d'hôtes à Londres. Dans la chambre de Léa oh la la ! Dans ma chambre tombée du lit.
Dans une tente. Dans un hôtel de Disneyland. Dans la chambre de Daphné. Dans la chambre de ma grand-mère. Dans la chambre de Noelly : oh la la quel bazar !
À la belle étoile sur la péniche. Sur  un trampoline. Dans une péniche. Dans le lit de ma grand-mère ! Oh la la ! Quel désastre !.
 Dans le London Y à Londres. Chez ma Mamie et mon papy à Marignane. Chez Marion pour son anniv oh la la ! Comme on s'est régalées ! C'était extrêmement bien.
Chez Alizée expression. Dans la chambre de mes parents. À Paris dans l'hôtel je ne sais pas où exactement. À Vars à la montagne, voilà dans un chalet.
Dans la voiture car j'ai mal au coeur. En maternelle. J'ai dormi dans une tente dans mon jardin. Dans un bateau pour aller en Corse.
Chez ma marraine. Chez mon amoureux. Chez ma grand-mère. Sur le fauteuil. Dans l'avion. Dans un hélicoptère. Dans un bateau. Dans un hôtel dans la capitale.
Sur un trampoline avec neuf personnes. Chez ma Tatie  avec mon cousin qui ronfle. À côté de mon chien. Dans une maison que je ne connais pas au Canada.
Par terre. Sur un matelas de camping. À la belle étoile sur la plage en Italie. Devant le feu. En classe verte. Au ski à Orcières.
Au chalet dans les Pyrénées. Au camping à Arcachon. Sur la dune du Pilat. Dans la chambre numéro 13 37,avec une vue sur la mer. Dans un petit lit et une grande salle de bains. Dans une chambre avec une porte automatique avec identité. Dans une chambre avec un coffre avec identité.
Sur un bateau qui s'appelle le Costa magique. Dans l'hôtel de Tunisie. Dans un hôtel de ouf. Une chambre avec deux jacuzzi. Une chambre avec une piscine extérieure.
Dans l'hôtel du Maroc. Dans une chambre d'hôtel avec cinq piscines dans tout l'hôtel, trois extérieures deux intérieures.
Dans la chambre de mon père comme il ronfle ! Dans la chambre de mon cousin. À Paris chez ma copine Anna. Dans l'Aveyron.
Dans un berceau quand j'étais petite.
Dans le TG V. Dans un aéroport sur un siège. Sur la plage. En Égypte. En Grèce. Au ski. Chez ma copine Laura.
Des millions de fois dans le lit de mon père et de ma mère.
Chez ma Mamie au Rove. À l'hôpital quand je suis née. Dans un hôtel à Las Vegas. À Miami et en Californie. J'ai campé sur un terrain. J'ai dormi dans une cabine du Corsica ferry SNCM.
J'ai dormi dans une yourte au Maroc. J'ai dormi dans un igloo en Atlantique, j'étais glacée. J'ai dormi en classe verte. J'ai dormi en camping dans un mobile home.
J'ai dormi dans un pré aux Orres. Dans la chambre de Quentin. Dans celle de mes sœurs. Chez ma mamou. Dans un tipi. À Rome. À Venise et autre part en Italie.
Au ski, au Mont D'or. Dans une cabane. À l'hôpital sur la chaise. Dans un appartement partagé à Londres. Chez  Antoine. Le jour de ma communion dans une tente.
Au Portugal. À Superdévoluy. Ma chambre à Risoul. Chez Médéric. À l'hôtel Mercure. À Serre-Chevalier. Sur le sommier rigide de mon papy.
Chez mon pote Mathieu. Chez  mon pote Hugo. Chez mon pote Lorenzo.
À l'hôpital pour mon frère qui s'était cassé le bras. Dans la piscine. Dans une cabane dans un arbre.
Chez  mes cousins de Lyon. Chez  mes cousins de Grenoble.
À Londres dans une famille d'accueil. Chez un locataire. Dans un hôtel à Paris très confortable. Sur une chaise.
Dans un camping avec mon papy qui lâchait des caisses. Sur l'herbe. Dans une maison en paille. La chambre d'hôtel repeinte « de frais ».
Au Mexique dans l'hôtel. En classe. Sur un cheval. Dans la maison en Grèce de ma Mamie. La chambre de Naïs. À l'hôpital dans les Landes.
 À Paris sur des serviettes. Sur ma mère. Dans un manoir. En Bretagne. Au Maroc dans un Riyad. À Biarritz. Dans mon jardin.
Sur mon transat. Dans la chambre de Cleo. Dans un appartement à Madrid. Dans un appartement à Lisbonne.
Notre chambre à Uzès avec le miroir aux scorpions. Chez Marion. Chez Nais. À Chamonix. À Ancelle. À la belle étoile.
Dans mon deuxième lit. Dans un bus londonien au deuxième étage. Dans un camion de pompier.
Chez ma voisine. Chez une amie. Dans la cave. Dans le Massif central. Dans une ville dont je ne connais plus le nom.
En Bretagne. Chez Noé. À Sanguiné. A Puymoisson. Au Sénégal.
Dans deux voitures.
À la Foux D'Allos. À Barcelone dans un pré. À Rome  à côté du Colisée. J'ai dormi dans la voiture, J'avais mal dormi.
Dans un bateau mouche. Au Cap d'Agde : Hérault. Dans une maison à Lure. Sur mon chat. Dans un château. Chez mes potes.
Dans une tente sur le toit de la voiture. Dans un hôtel à Darwin. Chez un ami à Brisbane . À l'île Maurice. En Guadeloupe . A l'île de la Réunion. 

En Égypte au Club Med. En Martinique dans une chambre louée.
Sur la plage en Australie. Dans un pré où il y avait des chèvres. Au Mercantour dans un gîte. À l'hôpital quand on m'a opéré des amygdales.

Dans le ventre de ma mère.



classe de CM2 .école d'Ensuès. décembre 2013. «Les chambres où j'ai dormi. »

lundi 30 décembre 2013

la bûche chochocolat

Un conte de Noël...

Assis sur la ronde dune aux chameaux dorée
Dorée, la ronde dune…
Petit écureuil contemple le ciel fourré d'étoiles
Fourré, le ciel…
Il grignote des noisettes, des amendes et des dattes grillées
Grillées, les noisettes…
Il rêve au loin là-bas du glacier de Lamapoli et de toutes ces bûches chochocolat qui poussent sur la steppe
Qui poussent, les bûches…
Au matin, petit écureuil à pas de loup part en chemins de sable et d'aurore.
Il me faut gagner le glacier de Lamapoli pour croquer la bûche de chochocolat !
Écureuil de beauté use ses petits pieds sur les routes brûlées
Ecureuil de l'amour élime sa fourrure tant de brumes il parcourt…
Un soir, assoiffé, il s'assoit sur une souche
Un virevoltant virement violet volette… (l'oiseau de paradis)
Voies mes couleurs, écureuil de douceur, et vole l'arc-en-ciel de mes plumes si tu l'oses !
Si tu le peux, alors, sans chichi, tu chiqueras,  autant de bûches chochocolat
Autant que loin tu marcheras…
Autant que plus tu mâcheras...

Quel charabia ! ?
Écureuil en restât coi !
-Quoi ? Dit Noursi , apparu sans souci par magie sur le glacier de Lamapoli, sitôt surgi.
-Qu'est-ce qu'i dit ?
-Qui dit qui ? Dit Noursi.
-Ce virement virevoltant qui volette ! Répondit écureuil coi mais  beau
-Qui dit quoi ? Dit Noursi fort surpris...
-ah ! Lui ! L'oiseau de paradis !
-Oui ! Il dit qu'il faut lui voler son violet ou tout autre…
-No souci dit Noursi à son nouvel ami.
Écureuil de beauté aux joues roses empourprées
écureuil de l'amour aux yeux bleus irisés
écureuil de merveille à la fourrure vermeille
-un petit pet c'est tout  ! dit Noursi
-un petit pet de quoi ? Répondit écureuil à l'ami
-un petou de cucu !
-Un p'tit petou de moi ?
-Un p'tit prout- prout magique au vent multicolore, tu lâches un petit vent et notre oiseau s'endort!
-Ah bon, c'est tout ?
-C'est tout bon…
Noursi au nez  noisette est assis là, à attendre le vent.
Et le vent surgit comme par magie !
Là le vent d'écureuil fuse en multicolore.
De son cu-cu  comme un coin- coin
·         prout jaune
·         couic vert
·         crac rose
·         bzz bleu
Baguette air et lumière qui fuse de mon derrière !
Hourra !
Le virevoltant virement n'en revient pas!
Le virevoltant virement en reste coi...
Oh coquin ! Mes couleurs ! Me voilà blanc !
Mon plumage de lumière est sans éclat et puis mes plumes... toutes raplapla!
Tu as gagné ta bûche chochocolat…
Sur le glacier de Lamapoli
Petit écureuil a du dépit
Me voilà tout tournebouliche
Je suis à présent plus pauvre que riche
l'ami Noursi a disparu
Avec la Grande Ourse a fondu
Car pour faire un si beau festin

Vaut mieux z'avoir un bon copain.

samedi 28 décembre 2013

la femme toupie

Elle tourne, tourne, tourne à en perdre la tête. Elle ne sait pas se déplacer autrement qu'en tournant. Pas de répit, une anomalie de la génétique. Quand elle s'assoit pour se reposer un brin, une pichenette dans les reins la propulse dans les airs, elle ne sait pas d'où elle vient, sans doute le doigt du destin et la voilà qui repart, elle tourne, elle tourne comme une toupie qui s'emballe, elle déplace l'air sur son passage. Elle a du quitter le quartier , on ne pouvait l'arrêter, une tornade dans la ville, ça fait désordre et les pompiers étaient saturés, ils ne pouvaient l'attraper.
Un jour de grand vent, elle a fini dans une forêt, s'est pris les pieds dans un lierre et devenue liane elle se balance dangereusement dans le sous bois. Elle effraie le gibier, les chasseurs sont dépités, c'est un tourbillon  qui hante la clairière.
On la prend pour une sorcière.
Elle tourne, elle tourne en écheveaux emmêlés de vert, elle habille les arbres en hiver.
Un matin de janvier, prise dans une rafale peu ordinaire, elle quitte la terre humide, déracine la plante et vogue au dessus des nuages. Le vert rencontre le bleu, elle participe à ce savant mélange , savoure les couleurs quand devant elle se dresse un portail en fer forgé aux pointes acérées et dorées. Une lourde chaîne semble défier la légèreté du cumulus sur lequel le portail est posé. Les gonds grincent, un corbeau croasse sur les passants osant pousser les battants. Elle a peur, elle veut retrouver le vert, la terre, le ciel ce n'est pas pour elle, elle tremble, elle secoue les gouttes de bleu fondues dans ses feuilles, elle veut ressentir la sève, l'humus, elle veut oublier l'arc en ciel des couleurs. Elle essaie de tourner le long de la tige, elle commence à descendre quand elle entend une clochette. Le son provient de derrière, elle défie le noir gardien des lieux, elle ose, elle pousse la grille, s'ajoute alors un son de violon soutenu par un clavecin, c'est une formation qu'elle aime bien, elle ne peut résister , elle s'avance un peu plus loin, elle est prise dans une sonate jouée par un orchestre sans chef. Des instruments en bois précieux délivrent des sons d'une pureté parfaite. Elle s'approche, les touche, les caresse, les senteurs de la forêt emplissent son être. Elle s'empare d'une flûte, porte le bec à sa bouche, souffle, les notes s'envolent, elle tourne à nouveau mais plus en tous sens, elle suit la cadence.Elle danse. Elle a apprivoisé l'air, il entre en elle et ressort en harmonie dans le bois d'ébène.
La femme toupie rebrousse chemin, le portail est grand ouvert, les feuilles volent légères , elle est libre, elle peut continuer son chemin.
Elle ne sera pas sorcière mais musicienne.

jeudi 19 décembre 2013

Une Vie


Est-ce une Fille?  , Non c'est un Garçon .
Il est tout brun ,tout mignon .
Il va grandir vite et devenir ce beau jeune -homme, nomade qui parcours le monde ,
Pour découvrir et donner ce qu'il sait déjà , ce qu'il apprendra au long de ses pérégrinations .
Apres une halte chez les Boudistes,il arrive dans l'empire du milieu, et reprend ses études de médecin aux pieds nus .
 Les plantes,les minéraux,les massages,l'acupuncture n'ont plus de secret pour lui .
Il se lance sur la route des épices, de la Soie rechercher de son Soi en Soignant les autres .
Qui va-t-il rencontrer au bout du chemin  ? Peut-être Lui , peut-être moi ? ou quoi ?

mardi 17 décembre 2013

L'aveu


Amour te souviens-tu de cette belle nuit d’été
Tu m’avais dit « ce soir, nous nous enivrerons »
A la chaleur si douce, tu avais ajouté
Un anneau de Moebius, un peu d’éternité
Le rosé était frais, et nous nous enivrons
Les étoiles palpitent, sourient, attendent
Quelques lignes d’un livre que tu m’avais donné
Et qui disaient l’histoire d’eux qui se sont aimés
Pourtant, tu es parti mais là au bout des doigts
La chaleur de ta nuque s’attarde au creux de moi
L’anneau de Moebius jaune pissenlit et blanc
Est toujours dans mon sac pour un prochain tourment
Car, sans te l’avouer, je me l’étais promis
Si je me réveillais, un soir, nous rejouerions
Nos mains cherchant les mots, nos peaux la mélodie
Nous trouverions la note bleue, l’accord parfait
Avec toi seul l’instant a goût d’éternité
Mais souvent, aujourd’hui, épuisée, en silence
Je caresse l’enfant de cet instant magique
Enfant qui ne fut pas et ne sera jamais
Il est joli et frais, à l’abri du tragique
Un fruit acide et doux du destin capricieux
Qui a dit : «  jamais plus » et qui sourit : « trop tard »
Pour la rime à l’aveu j’ajoute : « désespoir »


Dans l'immensité de l'Océan," la fille aux quatre rangées de dents pointues"  nageait entre deux eaux, elle regardait de ses trois yeux jaunes les petits poissons multicolores qui frôlaient son dos juvénile.
Quand ,tout à coup, un grand espadon aux écailles grises et vertes fonça sur elle, elle sourit, puis ouvrit son énorme bouche pour dévorer le ventre écaillé de l'animal, le sang gicla et se dilua dans la mer .
Les petits poissons multicolores dansaient dans ce mélange de sang et d'eau .
Le soleil parvint à percer la profondeur de l'Océan, il irradiait le rouge sanglant .
"La fille aux quatre rangées de dents" continua à nager , les algues brunes se collèrent à ses dents acérées comme des dentelles de lianes .
Les petits poissons multicolores l'escortèrent jusqu'à l'ile paradisiaque où "l'enfant ensablé" l'attendait pour lui faire un" câlin collant" 

lundi 16 décembre 2013



Marie-Pierre , fille de Rien , née aux quatre autre vents ,
Eripiram , Ou est ton âme ?
Marie-Pierre, fille de Rien , brule au soleil du Sud
Eripiram, perdue dans les brumes du Nord
Mapie se réveille en Provence , comme une pomme rouge,elle roule sur la terre brune,et,
 s'élance vers le profond de la mer bleue .
Marie-Pierre , fille de Rien donne vie à Quatre rejetons
Mapie pour les Six petits qui grandissent trop vite !
Marie Kephas ,que fais-tu de tes pierres ?
Pierre-Marie , changes-tu de Sexe ?
Marie-Pierre, fille de Rien, profites d'aujourd'hui ,
Ecris sur ta page blanche des élucubrations" Patriquestes "
Arraches-toi les cheveux ,c'est dur, difficile, mais, tu y arriveras
A quoi?
A l'inconnue à  2X enfin : XY+2X = fille de RIEN
Marie-Pierre ,fille de Rien ,au centre du cercle ,rayon TT R de couleurs brille dans la nuit .