Si le roi des andouilles était réincarné, il ressemblerait à des hommes politiques
Cette histoire va mal se terminer. Je le sais parce que je la connais bien cette histoire!
Alors voilà ce qui va se passer: le loup va finir par manger la grand-mère, le petit chaperon rouge et même le chasseur.
Depuis toujours mon frère est absent.
La brouette a disparu. Je soupçonne le père Noël de l'avoir encore utiliser cette année.
Peut-être que si j'avais dit bleu au lieu de rouge, mon vernis aurait duré plus longtemps!
Mon 3° mariage a été comme une étoile filante dans la nuit noire: beau mais bref.
Avant de mourir il faut encore regarder le ciel et nourrir l'amour qu'on a dans les yeux. Se mettre des couleurs plein les doigts et jouer à saute-nuages. Il faut se mouler dans l'eau de mer et respirer les oursins.
Gréta n'est pas son vrai nom. Mais ça n'a pas d'importance finalement. On l'imagine grasse, avec des tresses blondes de chaque côté du visage et un tablier rouge noué sur son ventre rebondi.
Une Gréta quoi!
Ma mère me l'avais bien dit de ne pas mettre mes doigts dans le nez. Maintenant il est énorme! Et mes narines sont tellement larges, que je peux y mettre 2 doigts.
Quand ça a commencé à mal tourner, je me suis sauvée et j'ai couru jusqu'à la maison de mère-grand.
Au musée des gens heureux, il n'y a que des momies qui ont le sourire.
Tout s'est passé comme prévu: je suis né, puis j'ai grandi dans l'amour de ma mère et la bienveillance de mon père. C'est après que ça s'est gâté. Quand je suis devenu un homme adulte.
Petit à petit le mari de Sarah a aimé boire. D'abord un verre, puis deux puis trois puis la bouteille. Petit à petit le mari de Sarah est devenu alcoolique et petit à petit Sarah est partie.
vendredi 27 janvier 2017
Doléances
1. - On est toujours mouillé.
2. - On avale des saloperies.
3. - On se fait tirer dessus.
4. - On nous ramasse dans des filets.
5. - On meurt étouffé par vos plastiques.
6 . - En plus vous pissez dans la mer.
7. - Et vous dégazez vos bateaux.
8. - Vous creusez des forages pour le pétrole.
9. - Les touristes de vos bateaux nous jettent leurs ordures.
10. - Et leurs mégots.
11. - Vous nous balancez même des mobylettes et des caddies.
12. - Vous ne vous préoccupez pas de ce qu'il y a sous la surface de la mer.
13. - Alors on bouffe votre merde, on boit votre pisse.
14. - On vit dans vos poubelles.
15. - C'est facile, puisqu'on ne crie pas!
16. - On en a ras l'écaille!!!
2. - On avale des saloperies.
3. - On se fait tirer dessus.
4. - On nous ramasse dans des filets.
5. - On meurt étouffé par vos plastiques.
6 . - En plus vous pissez dans la mer.
7. - Et vous dégazez vos bateaux.
8. - Vous creusez des forages pour le pétrole.
9. - Les touristes de vos bateaux nous jettent leurs ordures.
10. - Et leurs mégots.
11. - Vous nous balancez même des mobylettes et des caddies.
12. - Vous ne vous préoccupez pas de ce qu'il y a sous la surface de la mer.
13. - Alors on bouffe votre merde, on boit votre pisse.
14. - On vit dans vos poubelles.
15. - C'est facile, puisqu'on ne crie pas!
16. - On en a ras l'écaille!!!
TIC TAC TOC
Sentir tout ce qu'on met à la bouche.
Toucher tout le temps: le bois, le tissu, la pierre.
Frotter son pouce avec son index.
Marcher sur le bord des trottoirs en essayant de ne pas tomber.
Manger les têtes de poissons.
Parler aux animaux et même aux vers de terre.
Hausser tout le temps les épaules.
Dire souvent: truc de malade.
Pencher la tête sur le côté pour écouter les gens.
Allumer une cigarette quand le téléphone sonne.
Renifler ses petites culottes et ses chaussettes.
Toucher tout le temps: le bois, le tissu, la pierre.
Frotter son pouce avec son index.
Marcher sur le bord des trottoirs en essayant de ne pas tomber.
Manger les têtes de poissons.
Parler aux animaux et même aux vers de terre.
Hausser tout le temps les épaules.
Dire souvent: truc de malade.
Pencher la tête sur le côté pour écouter les gens.
Allumer une cigarette quand le téléphone sonne.
Renifler ses petites culottes et ses chaussettes.
Quand j'ouvre ma fenêtre
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mon coeur, je vois des gens. Plein de gens. Tous ceux que j'ai aimé, que j'aime et même ceux que j'aimerai.
Je vois le sang qui prend parfois l'autoroute à contre sens au risque de provoquer des accidents.
Je vois la maison de l'enfance avec ses odeurs, sa chaleur et ses bruits de bombes.
Je vois la plage au bout du maquis parfumé.
Je vois mon homme et mes enfants. Rencontre, naissance et croissance.
Je vois la maison rose sur le morne, entourée de bougainvilliers et inondée de bruits d'insectes.
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mon coeur, je vois des clous plantés par la vie, la mienne et celle de ceux que j'ai connu.
Ces clous sont rouillés et ça fait joli finalement!
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mes yeux, je vois la faille.
La cicatrice.
L'ancienne blessure qui sourit quand même, parce que c'est bien d'avoir des yeux.
Pour voir dehors.
Mais aussi dedans.
Pour voir les autres.
Plonger derrière l'iris et se glisser en eux.
Savoir s'ils ont une cicatrice eux aussi.
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mes yeux, je sais qu'ils voient pour deux.
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mon corps, je me dis qu'il vieillit. Il devient mollasson et flétri. Paresseux et niais. Bientôt inutile.
Il faudrait faire quelque chose! Mais je suis comme lui: j'ai la flemme.
Je vois le sang qui prend parfois l'autoroute à contre sens au risque de provoquer des accidents.
Je vois la maison de l'enfance avec ses odeurs, sa chaleur et ses bruits de bombes.
Je vois la plage au bout du maquis parfumé.
Je vois mon homme et mes enfants. Rencontre, naissance et croissance.
Je vois la maison rose sur le morne, entourée de bougainvilliers et inondée de bruits d'insectes.
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mon coeur, je vois des clous plantés par la vie, la mienne et celle de ceux que j'ai connu.
Ces clous sont rouillés et ça fait joli finalement!
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mes yeux, je vois la faille.
La cicatrice.
L'ancienne blessure qui sourit quand même, parce que c'est bien d'avoir des yeux.
Pour voir dehors.
Mais aussi dedans.
Pour voir les autres.
Plonger derrière l'iris et se glisser en eux.
Savoir s'ils ont une cicatrice eux aussi.
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mes yeux, je sais qu'ils voient pour deux.
Quand j'ouvre ma fenêtre sur mon corps, je me dis qu'il vieillit. Il devient mollasson et flétri. Paresseux et niais. Bientôt inutile.
Il faudrait faire quelque chose! Mais je suis comme lui: j'ai la flemme.
En général
En général une maison a un toit.
Un toit pour se protéger de tout ce qui tombe du ciel.
Pluie, neige, météorites, bombes.
En général une maison a une porte.
Une porte qu'on peut ouvrir pour les amis, pour les animaux, pour le plombier.
On peut aussi l'ouvrir pour sortir, aller dans la rue, mettre les poubelles, chercher le courrier, chercher l'amour, aller dans le jardin, ramasser des fleurs et des légumes, aller travailler, prendre la voiture, un train, un avion, un bateau, une fusée.
En général une maison a des fenêtres.
Des fenêtres qu'on ouvre et qu'on ferme au gré du temps qu'il fait.
Des fenêtres pour voir dehors.
Des fenêtres qui donnent sur la rue, la maison d'en face, le jardin, la mer.
Des fenêtres pour surveiller, admirer, s'échapper.
En général une maison nous protège et on fait tout pour s'y sentir bien.
En général une maison est un nid douillet, un cocon, un utérus confortable.
Alors pourquoi ouvrir les portes et les fenêtres?
Un toit pour se protéger de tout ce qui tombe du ciel.
Pluie, neige, météorites, bombes.
En général une maison a une porte.
Une porte qu'on peut ouvrir pour les amis, pour les animaux, pour le plombier.
On peut aussi l'ouvrir pour sortir, aller dans la rue, mettre les poubelles, chercher le courrier, chercher l'amour, aller dans le jardin, ramasser des fleurs et des légumes, aller travailler, prendre la voiture, un train, un avion, un bateau, une fusée.
En général une maison a des fenêtres.
Des fenêtres qu'on ouvre et qu'on ferme au gré du temps qu'il fait.
Des fenêtres pour voir dehors.
Des fenêtres qui donnent sur la rue, la maison d'en face, le jardin, la mer.
Des fenêtres pour surveiller, admirer, s'échapper.
En général une maison nous protège et on fait tout pour s'y sentir bien.
En général une maison est un nid douillet, un cocon, un utérus confortable.
Alors pourquoi ouvrir les portes et les fenêtres?
mardi 17 janvier 2017
les rimes
Je ne peux oublier les émotions
Quand par les sentiers nous allions.
La pente était rude
Mais revigorante les sources pures.
Nous étions heureux
Même par temps pluvieux
Même quand l'erreur se glissait sur la liste
et que sans carte on cherchait la piste.
Traverser la abîmes
Atteindre les cîmes
C'était un défi
Dès le lever du jour, on était parti
Avec pour seule idée
Le bonheur d'ôter nos souliers.
Et là haut
Marcher dans l'eau glacée
Prairies et troupeaux à nos pieds
Pieds nus, le coeur à nu
Et le monde à perte de vue.
Je ne peux oublier les émotions
Quand par les sentiers nous allions.
La pente était rude
Mais revigorante les sources pures.
Nous étions heureux
Même par temps pluvieux
Même quand l'erreur se glissait sur la liste
et que sans carte on cherchait la piste.
Traverser la abîmes
Atteindre les cîmes
C'était un défi
Dès le lever du jour, on était parti
Avec pour seule idée
Le bonheur d'ôter nos souliers.
Et là haut
Marcher dans l'eau glacée
Prairies et troupeaux à nos pieds
Pieds nus, le coeur à nu
Et le monde à perte de vue.
histoire aux mots imposés
Un jour, à midi, je marchais le long de la place juste avant la gare St lazare, il faisait froid, je remontais le col de mon pardessus, tout était gelé. Vers 13h., je décidais rapidement d'abandonner, je fis le tour de la plate forme d'autobus pour rentrer avec la ligne S, j'habite non loin du parc Monceau. je m'apprêtais à monter quand un voyageur m'interpella. Il prétendait être mon voisin et entama une conversation. Son chapeau était entouré de galon et un ruban descendait sur son cou. Il tira sur la manche de mon tailleur, fit sauter un bouton, me marcha sur les pieds et pour toute discussion me jeta à la figure des "camarades par ci, camarades par là" Il disait qu'il me connaissait, que même diminué il était très compétent, très fort pour apercevoir chez les hommes qu'il rencontrait, au premier coup d'oeil, sans faire exprès, la grandeur d'âme de l'homme qu'il avait devant lui.
Le problème c'est qu'il n'avait pas regardé derrière mes cheveux tressés et mon encolure quelque peu échancrée.Et oui, je suis une femme.
Un jour, à midi, je marchais le long de la place juste avant la gare St lazare, il faisait froid, je remontais le col de mon pardessus, tout était gelé. Vers 13h., je décidais rapidement d'abandonner, je fis le tour de la plate forme d'autobus pour rentrer avec la ligne S, j'habite non loin du parc Monceau. je m'apprêtais à monter quand un voyageur m'interpella. Il prétendait être mon voisin et entama une conversation. Son chapeau était entouré de galon et un ruban descendait sur son cou. Il tira sur la manche de mon tailleur, fit sauter un bouton, me marcha sur les pieds et pour toute discussion me jeta à la figure des "camarades par ci, camarades par là" Il disait qu'il me connaissait, que même diminué il était très compétent, très fort pour apercevoir chez les hommes qu'il rencontrait, au premier coup d'oeil, sans faire exprès, la grandeur d'âme de l'homme qu'il avait devant lui.
Le problème c'est qu'il n'avait pas regardé derrière mes cheveux tressés et mon encolure quelque peu échancrée.Et oui, je suis une femme.
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